• Laura Dupont

DR Recrutement : La pénurie de main d'oeuvre continue de frapper au Québec

La situation générale due à la pandémie mondiale semble tirer à sa fin au Québec, mais la relance économique tant attendue pourrait être ralentie par l’importante pénurie de main-d'œuvre qui met à mal le bon fonctionnement de la vaste majorité des entreprises.


Près de 150 000 postes vacants au Québec

L’économie québécoise souffre d’un manque de main-d’œuvre continu. Plusieurs entreprises se retrouvent en situation de refus de contrat ou de réduction de production.


Les principaux facteurs de la pénurie de main-d’œuvre sont liés au vieillissement de la population. Les Québécois sont de plus en plus nombreux à prendre leur retraite sans pouvoir être remplacés par de plus jeunes personnes sortant de cursus scolaires ou universitaires. La pénurie se doit également à un taux de chômage déjà très faible au Québec. Ce dernier a légèrement augmenté ces derniers mois, malgré ça, peu de québécois répondent aux offres des postes vacants. Parmi ces postes, 17% sont à pourvoir depuis plus de 90 jours.


Fin 2020, la province québécoise comptait 148 460 postes vacants, soit plus de 20 000 postes vacants supplémentaires, si l’on compare avec les chiffres obtenus fin 2019. Les études menées en ce premier semestre de 2021 nous amènent à penser que ce nombre pourrait continuer de grimper au cours des prochains mois.


Et c’est un défi qui va persister encore longtemps. En effet, en 2021, encore 19,5% des entreprises estiment que la pénurie de main d’œuvre allait être un obstacle à leur bon fonctionnement. Ces chiffres grimpent davantage dans le domaine manufacturier, où une entreprise sur quatre se retrouve en difficulté.


Le rapport « Etat d’équilibre du marché du travail » permet d’améliorer la connaissance des besoins actuels et futurs du marché du travail, en se basant sur 500 professions. Il estime qu’en 2023, à l’échelle du Québec, 27 professions évaluées seront en déficit de main-d’œuvre disponible, auxquelles s’ajoutent 90 professions supplémentaires en léger déficit (mais déficit tout de même).


Les secteurs d’activités les plus touchés

Dans les années à venir la situation sera particulièrement délicate dans les secteurs de la santé (infirmiers, préposés aux bénéficiaires, psychologues, médecins,…) mais aussi chez les mécaniciens d’équipement lourds, les techniciens en usinage, les métiers du transport (chauffeurs mais aussi mécaniciens), etc.


Les transports

Le secteur du transport est un secteur qui sera toujours en demande. Nous aurons toujours besoin de camionneurs qui sillonnent nos routes afin d’alimenter nos magasins et nos usines. Malgré cette nécessité, l’absence de relève est criante dans ce secteur. Une pénurie de plus de 25 000 chauffeurs de camions était prévue d’ici 2023. Tout indique que les prévisions établies avant la pandémie se réaliseront finalement plus tôt. Des études menées par des organismes spécialisés dans ce domaine indiquent que les entreprises québécoises auront besoin d’entre 30 000 et 50 000 nouveaux travailleurs de l’industrie du transport dans la demi-décennie prochaine. 18 000 de ces postes seraient dédiés à la conduite de camions. Les autres postes incluraient notamment les mécaniciens spécialisés dans l’industrie de poids-lourds. Un retour à la pénurie pré-COVID serait donc imminent.



Les soins infirmiers

Selon un rapport de l’Institut du Québec (IDQ), les secteurs où les besoins sont les plus alarmants sont les « soins de santé et l’assistance sociale ». Fin 2020, la demande de main d’œuvre a explosé dans les hôpitaux avec 8420 postes vacants de plus qu’en 2019. Pour les même raison que les autres secteurs, et par la réalité imposée par la pandémie, ces chiffres n’ont fait que grimper jusqu’à présent.



Le secteur manufacturier

Dans ce secteur, la pénurie de main-d’œuvre est un véritable frein à l’expansion et à la modernisation de plusieurs entreprises québécoises. Fin 2020, le nombre d’emplois à pourvoir dans les entreprises manufacturières au Québec dépasse les 17 000 postes. Cela représente une hausse de 7% par rapport à l’année précédente. Un sondage mené par les Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) démontre que plus de la moitié des dirigeants d’entreprises de ce secteur ont affirmé être en manque de soudeurs, de machinistes, de métallurgistes et d’opérateurs. Ce manque réel les empêche clairement d’augmenter leur productivité.


Faire face à l’urgence de la pénurie : l’immigration

Le taux de postes vacants a augmenté de façon significative ces dernières années et cette augmentation ne devrait pas faiblir dans les années qui arrivent. Pour la période allant jusqu’en 2028, il est estimé que plus de 1,4 million de postes seront à pourvoir au Québec. 22% de cette main-d’œuvre devrait provenir de la future population immigrante.


C’est alors que le rôle de DR Recrutement International est prépondérant. Vos besoins en termes de main d’œuvre sont notre priorité. En ayant recours à notre service de recrutement international et à notre expertise dans le domaine de l’immigration, nous pouvons vous aider à faire face à cette pénurie de main d’œuvre. Toutefois, les délais de traitement de dossiers d’immigration et de demandes de permis de travail peuvent être très longs. Dans bon nombre de cas, nous devons faire face au chevauchement des compétences fédérales mais aussi provinciales. Les procédures administratives étant parfois complexes et les délais bien souvent très longs, les entreprises québécoises se doivent de réagir avec un temps d’avance.


En prenant en considération toutes les données précédentes, on met facilement en évidence le fait que l’immigration peut être une clé principale de la lutte contre la pénurie de travailleurs. Au Québec, nous recevons 12% de l’immigration totale du Canada, alors que nous représentons 25% de la population. Il y a là un écart très important. Réduire cet écart en priorisant l’immigration pourrait être une solution à votre manque de main d’œuvre. DR Recrutement International est là pour répondre à cette urgence, à votre urgence.


A quel moment se tourner vers la main d’œuvre étrangère ?

L’immigration est toujours une solution alternative à la pénurie. Elle vient pallier aux problème de recrutement Québécois. Il faut donc avoir démontré des efforts de recrutement au Québec, auprès de toute la population avant de se tourner vers l’étranger.


Par la suite nous conseillons toujours à nos entreprises de planifier le besoin en recrutement pour les 12 prochains mois au minimum. L’Immigration est rarement une solution rapide à un problème de main d’œuvre. Selon les pays, et les accords internationaux, l’immigration standard connait un délai de traitement entre 6 mois et 12 mois. Bien qu’il existe d’autres programme d’immigration plus rapide, pour une poignée de pays signataire d’accord particuliers, il faut toujours avoir à l’esprit que cela ne prendra jamais moins de 3 mois. Le recrutement, qu’il soit québécois ou international, est un domaine qui se planifie et qui se mesure. Ces besoins peuvent être calculés et pris en compte en fonction des projets à venir de l’entreprise ou bien des chiffres, et besoins des années passées.


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