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  • Marine Lobrieau

Ils ont tout quitté pour venir au Canada !

D'aventures, Cécile 33 ans, Jérôme 39 ans chauffeur routier de profession et leurs deux enfants Lenny 9 ans et Liam 5 ans en rêvaient depuis longtemps.


Lassé de leurs rythmes de vie en banlieue parisienne, le couple décide de tenter sa chance et de bousculer son quotidien, « on ne supportait plus le rythme, on s’est dit, on postule, le premier qui répond, on y va », explique Cécile la conjointe de Jérôme.


Par le biais d’une annonce mise en ligne par DR Recrutement international en partenariat avec l’institution française Pôle emploi, Cécile décide de présenter la candidature de son conjoint chauffeur routier d’expérience. C’est l’association parfaite !


« Entre le dépôt de la candidature et l’appel de Me Rhéaume, ça a pris trois jours ! », s’exclame Cécile.

L’aventure pouvait alors débuter...


Bien que le délai entre l’engagement de Jérôme et celui de l’immigration soit conséquent, le couple et ses deux enfants se séparent de leur maison et débutent les préparatifs pour leur départ, « ça a été dur au début, mais on en garde quand même un bon souvenir », se remémore Cécile.


Enfin, après des mois d’attente, ils reçoivent l'autorisation du gouvernement canadien pour entrer sur le territoire, « on est arrivés, notre maison était choisie, nos meubles étaient là, un confort incroyable, tu sentais l’attention de l’équipe, elles ont assuré et c’était hyper agréable » souligne-t-elle.


Découvrir et se familiariser


Pour Jérôme, c’est le début d’une nouvelle carrière en tant que chauffeur sur les routes nord-américaines. Il l’admet, « ça n’a rien à voir, le matériel est complètement différent, les horaires, tout », constate-t-il. En ce qui concerne les conditions de travail, les différences sont elles aussi palpables, « c'est un peu le travail à l'ancienne, physiquement, c'est plus dur, mais le travail est moins compliqué au niveau du relationnel avec la clientèle ».

« En réalité, je découvre tellement de choses que c'est secondaire » conclut Jérôme.

L’expérience est enrichissante pour chaque membre de la famille, « notre garçon de 9 ans parle déjà beaucoup anglais à l’école et c’est un point extrêmement positif », constate la maman.


Pour les parents, le changement de vie est radical et correspond à leurs attentes surtout concernant un point essentiel « l’espace! », s’exclame Jérôme, qui tranche avec leur ancien mode de vie en France « ici on a de la place pour vivre, on ne se sent pas à l’étroit », se réjouit-il. Engouement similaire pour le couple concernant les opportunités professionnelles.

« Les possibilités d’évolution ici sont folles ! Si tu montres que tu as les compétences, on te laisse ta chance ! », constate Cécile.

À cela, s’ajoutent les découvertes pour les enfants « Lenny vient de faire sa rentrée scolaire et en est très content. Ça a été dur pour lui de ne pas retrouver son activité sportive de France (le BMX), mais il va faire du patinage ! Et ça, ça le rend très heureux, il va au fil du temps apprécier de plus en plus les avantages du Québec », explique avec bienveillance Cécile.


Prévoir et se préparer


En revanche, le dépaysement lié à ce changement de vie n'est pas à prendre à la légère. Une étape que les parents avaient bien appréhendée en amont, « on avait fait venir un container avec des affaires et, clairement, je ne le regrette pas du tout. Les enfants ont récupéré ce qu’ils avaient dans leur chambre, leurs jouets. » Puis de conclure « ce sont des éléments qui participent à retrouver des repères, et pour eux, et pour nous ».


Comme le souligne Cécile et Jérôme, cette expatriation « reste une belle expérience, peu importe comment elle se passe dans l'avenir ».


Est-ce que la famille est satisfaite de cette aventure ? La réponse est oui, elle projette d'ailleurs de demander sa résidence permanente.



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